Les dents de sagesse

Les dents de sagesse

Vers l’âge de 14-15 ans, notre dentition permanente sera en bouche. Du moins, pour 28 des 32 dents potentielles car l’éruption de nos 4 dents de sagesse, se fait lentement, et peut parfois même s’abstenir. La formation de leurs racines se termine généralement vers l’âge moyen de 21 ans. Positionnées tout au fond des arcades dentaires, ces 3ièmes molaires (communément appelées dents de sagesse) nécessitent une attention et des traitements tout-à-fait particuliers.

Du point de vue historique, plusieurs hypothèses sont échafaudées concernant la problématique liée aux dents de sagesse.

  • Certains s’accordent pour dire que c’est simplement dû à l’évolution de l’Homme : les os de la mâchoire  étant plus courts qu’autrefois.
  • D’autres s’entendent sur l’utilisation faite des dents et l’amélioration de la santé dentaire faisant en sorte que les dents demeurent en bouche plus longtemps qu’avant, donc il en résulte une place déficiente pour les dents de sagesse.

Quoi qu’il en soit, de par son emplacement et la forme actuelle de nos mâchoires, peu d’espace reste disponible pour permettre à ces dents de sortir et d’être en bonne position.

 

Mais, qu’y-a-t-il de si terrible à ce manque d’espace? Est-ce nécessaire que ces dents « sortent » de nos mâchoires, que ce soit par la poussée ou l’extraction? Non, ce n’est pas une règle absolue. Si, selon l’évaluation de votre dentiste, la position de vos dents de sagesse (éruptées ou pas) ne semble pas annoncer de menaces quelconques, il est possible qu’il vous recommande de les conserver en bouche. Cette recommandation est toutefois conditionnelle à ce qu’un suivi régulier et qu’une hygiène dentaire impeccable soient maintenus. Mais selon le potentiel élevé de risques en les gardant en place, une surveillance et bien souvent une intervention seront nécessaires.

Ce qu’il faut savoir avec les dents de sagesse, c’est qu’elles sont, de par leur position, une grande source de maux tels que des infections et kystes. Une dent qui par sa croissance, se dirige sur les racines de la dent adjacente au lieu de sortir en position droite, causera une pression, possiblement un abcès, une détérioration ou même la perte de la dent voisine, tout en demeurant enfouie dans la mâchoire. Dans ce cas-ci,  nous la qualifions de dent incluse. Ce sont des dommages et un potentiel de douleur sournois puisque rien n’y paraît à l’œil nu.

 

De plus, au fil des années et ce, même après la fin de la formation de ses racines, selon différents facteurs (comme la perte d’une autre dent par exemple) cette dent incluse pourrait se déplacer et venir entraver les secondes molaires. Il n’est pas impossible, bien que moins probable, qu’une personne d’une quarantaine d’années passées ressente soudainement de la douleur et subisse des complications dues aux dents de sagesse encore en bouche.

Lors de la longue phase éruptive des dents de sagesse (de 14 ans à plus ou moins 21-22 ans), des périodes de vives douleurs, maux de tête et de gorge, inflammation et enflure au niveau de la gencive accompagnent très souvent les poussées dentaires des 3ièmes molaires.

Une dent de sagesse qui parvient néanmoins à percer la gencive, mais qui, malgré une bonne position, ne réussit pas  une sortie complète est aussi problématique. Lorsque la section couronne de la dent demeure en partie cachée sous la gencive, on dit d’elle que c’est une dent partiellement recouverte de tissu mou ou semi-incluse : l’endroit idéal pour l’accumulation de débris alimentaires et formation de carie. Même avec de  bonnes et rigoureuses mesures d’hygiène, des infections sur ces sites peuvent causer des inconforts et maux,  nuisant à votre santé.

Comment alors, sans se lancer aveuglément dans l’intervention chirurgicale (extraction des dents de sagesse), éviter de se retrouver sous ces menaces pour notre santé bucco-dentaire?

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